Mise à jour du Groupe de travail du Comité directeur des archives canadiennes chargé de la réponse au rapport de la Commission de vérité et réconciliation (GT-CVR) – Juillet 2017

Chers membres de la communauté archivistique canadienne,

Il me fait plaisir de vous transmettre un rapport tardif sur le travail du GT-CVR. Depuis notre dernier rapport d’il y a quatre mois, nous avons été très occupés à mettre les premiers éléments de ce projet en marche. Voici un bref aperçu de notre progrès jusqu’à aujourd’hui.

Gouvernance et administration

  • Demandes complétées pour examen et approbation auprès des Bureaux d’éthique de la recherche de trois universités qui emploient trois des dix membres du GT-CVR (University of Northern British Columbia, Université Laurentienne et Algoma University).
  • Demande complétée auprès du CRSH – Subventions Connexion afin d’obtenir du financement pour les activités du GT-CVR.

Développement relationnel et travail avec nos partenaires autochtones

  • Nous nous sommes assurés la participation de sept partenaires autochtones qui participeront au sein du groupe de travail en tant que collaborateurs. Nous espérons trouver trois partenaires additionnels.
  • Nous avons travaillé avec nos partenaires autochtones au développement du Sondage sur les actions de réconciliation et de sensibilisation dans les services d’archives canadiens (disponible en français et en anglais)

Activités de rayonnement

  • Développement de protocoles visant à établir des liens avec les organisations-cadres  autochtones. Les protocoles se doivent d’être respectueux et ouverts, et d’inclure des objectifs clairs, l’étendue des obligations, une stratégie de communication claire et l’identification d’organisations à contacter à travers le Canada.
  • Présentation de l’étendue du travail du groupe de travail lors de la  Commonwealth Association of Museums Roundtable qui s’est tenue à Calgary, AB, le 21 juin 2017.
  • Présentation de l’étendue du travail du groupe de travail à la conférence Beyond Hope qui s’est tenue à Prince George, C-B, le 13 juin 2017.

Développement de relations avec des organismes du domaine du patrimoine

  • Établissement d’une relation formelle de collaboration avec le Comité permanent sur les affaires autochtones de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques (CFLA-FCAB). Camille Callison, présidente du Comité sur les affaires autochtones, participera au GT-CVR en tant que partenaire autochtone, et je serai membre du Comité sur les affaires autochtones de la FCAB. Grâce à cette approche collaborative quant à la recherche sur la réconciliation, nous espérons non seulement éliminer la duplication d’efforts, mais chacune de nous espère également contribuer de façon significative à nos processus respectifs. De plus, cette collaboration est critique puisque pour plusieurs communautés autochtones, il n’existe pas de distinction entre les secteurs des archives, des musées et des bibliothèques.
  • Établissement d’une relation informelle avec le projet sur les musées et les questions autochtones de l’Association des musées canadiens. Dirigé par Jameson Brandt, cette initiative pluriannuelle, issue des  recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR), aura pour but d’étudier la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples Autochtones et de se pencher sur d’autres questions pertinentes.
  • Obtention d’une adhésion gratuite d’un an de la part des associations provinciales/territoriales d’archives, ainsi que de l’ACA et de l’AAQ, pour chacun des partenaires autochtones en guise de réciprocité en échange de leur participation au projet.

Tâches à venir : Avec la publication du Sondage sur les actions de réconciliation et de sensibilisation dans les services d’archives canadiens le 4 juillet 2017, le GT-CVR va maintenant se concentrer sur les tâches suivantes durant l’été.

  1. Compilation des résultats du sondage – Cette tâche commencera le 21 juillet.
  2. Activités de rayonnement – Une étape fondamentale du travail du GT-CVR sera de développer une perspective équilibrée de l’efficacité avec laquelle les services d’archives canadiens gèrent l’accès et l’engagement pour les ressources documentaires autochtones dont ils sont responsables, et la façon dont les archivistes canadiens accueillent les responsables autochtones de la conservation des archives. Pour découvrir cette perspective, les membres du groupe de travail contacteront des représentants d’organisations-cadres autochtones telles que : conseils de bandes, centres culturels et gouvernements territoriaux qui ont la responsabilité de superviser les programmes relatifs au savoir autochtone traditionnel, que ce soit sous forme d’archives, de programmes de développement du patrimoine ou de préservation de la langue, de recherches sur les traités, de bibliothèques, de collections d’artefacts ou d’études sur l’utilisation des terres ancestrales.

Grâce à ces efforts visant à établir des liens et entamer le dialogue avec les représentants des communautés autochtones, tous les membres du groupe de travail entreprendront des discussions avec ces derniers, tant du point de vue des relations-clients que dans un contexte de collégialité. Les membres chercheront à identifier et à comprendre les relations existantes, les problèmes et les défis rencontrés par les organisations autochtones (employés et/ou bénévoles), soit en tant que clients ou en tant qu’utilisateurs de centres d’archives canadiens pour fins de recherche; ou encore en tant que responsables autochtones de la conservation des archives  qui entretiennent des relations collégiales au sein de notre profession.  Durant cette phase, nous avons également l’intention de commencer le processus visant à établir des liens avec les responsables autochtones de la conservation des archives et de leur transmettre une invitation formelle à collaborer avec la communauté archivistique canadienne de façon collégiale, si ce n’est pas déjà le cas. À ce stade, nous prévoyons que les activités de rayonnement devraient continuer jusqu’en décembre 2017.

Si nous recevons du financement, ces activités se tiendront principalement en personne, lorsque possible. Dans le cas contraire, les contacts seront faits par courriel et/ou par téléphone.

  1. Analyse documentaire approfondie – De concert avec le travail ci-dessus, une analyse documentaire approfondie sera réalisée. Pour ce faire,  les auteurs, dans le domaine archivistique ou de toute autre profession connexe, traitant de réconciliation, d’archivage participatif, d’engagement interculturel et de développement d’un réseau multiculturel collégial de professionnels seront contactés par les membres du groupe de travail. Un suivi sera fait auprès des auteurs concernant leurs conclusions, afin de déterminer s’ils les maintiennent, s’ils changeraient leur méthodologie ou les stratégies de communication qu’ils proposent, ou s’ils ont des conseils à nous offrir pour l’avancement de notre démarche vers la réconciliation. À ce stade, nous estimons que la recherche et les activités de rayonnement continueront jusqu’en janvier 2018.

Sincères remerciements : Le travail fait jusqu’à présent est complexe et demande beaucoup de temps. Je désire exprimer mes remerciements les plus sincères à chaque membre de l’équipe qui a travaillé sans relâche – sur un coin de bureau, les soirs et fins de semaines, conciliant travail et obligations familiales afin d’être où nous sommes aujourd’hui. Je suis consciente que c’est un projet d’envergure,  et j’aimerais vous dire ‘Merci’ pour tous vos efforts et votre dévouement.

Appel à manifestation d’intérêt : Toute personne qui aimerait nous aider à trouver plus de financement pour la réalisation de notre projet est la bienvenue et peut me contacter directement. Le moins que l’on peut dire est que de trouver des possibilités de financement orientés vers la réconciliation au sein même d’une profession, plutôt que dans le cadre d’un programme autochtone, éducatif ou artistique, est un grand défi. 

Comme toujours, si vous avez des commentaires, suggestions ou questions concernant notre travail, je vous encourage à me contacter directement à Erica.hernandez-read@unbc.ca . De plus, pour toute documentation et mise à jour par le groupe de travail, veuillez svp consultez notre page sur le nouveau site du CDAC à https://lesarchives2026.com/

Cordialement,

Erica Hernández-Read

Présidente, Groupe de travail du Comité directeur des archives canadiennes chargé de la réponse au rapport de la Commission de vérité et réconciliation

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